CES 2026 : le YellowScan Navigator met la bathymétrie par drone à portée des zones inaccessibles
Repéré dans une publication liée au CES 2026, le YellowScan Navigator illustre la montée en puissance des capteurs hydrographiques légers embarqués sur drone. L’objectif : mesurer et modéliser les fonds de zones peu profondes ou difficilement accessibles aux bateaux, en combinant levés terrestres et sous-marins sur une même mission.
[#CES2026 #BNPPCES]#FrenchTech
— Jean-Baptiste Lefevre (@jblefevre60) January 9, 2026
This drone from the French startup Yellowscan is equipped with sonar that allows it to map the seabed in areas where boats cannot access!@SpirosMargaris @PawlowskiMario @mvollmer1 @gvalan @ipfconline1 @LaurentAlaus @Shi4Tech @Fisher85M @kalydeoo… pic.twitter.com/9Y2o1MYoK0
Ce que montre le post : cartographier l’eau depuis les airs, sans bateau
La publication présente un drone associé au YellowScan Navigator, décrit comme un capteur permettant de « cartographier le fond » là où un bateau ne peut pas accéder. La formulation évoque un « sonar », mais le système mis en avant correspond à un LiDAR bathymétrique : un laser vert est émis vers la surface, pénètre la colonne d’eau et se réfléchit sur le fond. En mesurant les temps de retour et en corrigeant les effets liés à l’eau, le capteur reconstruit un nuage de points 3D utilisable pour produire des modèles numériques de terrain sous-marin. Ce type d’approche vise surtout les environnements peu profonds, les zones encombrées, les berges, les rivières étroites ou les secteurs où la navigation est risquée.
Pour les opérateurs, l’intérêt est double : réduire les contraintes logistiques d’un levé hydrographique (mise à l’eau, équipage, restrictions d’accès) et accélérer l’acquisition sur des sites dispersés. Dans un même vol, les systèmes bathymétriques LiDAR peuvent aussi collecter des données topographiques sur la frange littorale ou les berges, ce qui facilite l’assemblage « terre + eau » dans un référentiel unique, utile pour la gestion des crues, l’érosion, ou le suivi d’ouvrages.
Repères technologiques et industriels autour du YellowScan Navigator
Le Navigator s’inscrit dans une tendance plus large : miniaturiser les capteurs de géomatique pour les adapter aux plateformes UAV, tout en conservant des performances compatibles avec les exigences de l’hydrographie. Le principe du LiDAR vert se distingue des méthodes acoustiques classiques (sondeurs monofaisceau ou multifaisceaux) utilisées depuis des embarcations : l’acoustique reste très efficace en profondeur et sur de grands linéaires, tandis que le LiDAR a un avantage marqué sur les zones très peu profondes, près du rivage, ou lorsque l’accès nautique est limité. Les résultats dépendent fortement de la turbidité, de l’état de surface et de la clarté de l’eau, ce qui conditionne la profondeur atteignable et la qualité du signal.
YellowScan, société française spécialisée dans les solutions LiDAR pour drones, positionne ce type de capteur sur des cas d’usage civils (surveillance environnementale, hydraulique, gestion des risques, aménagement) mais aussi sur des contextes où la rapidité de déploiement et l’accès à des zones contraintes deviennent déterminants. La mise en avant au CES 2026 illustre également l’attention portée aux capteurs « dual-use » : des technologies conçues pour des missions civiles peuvent être pertinentes dans des environnements opérationnels dégradés, sans présumer d’un emploi spécifique, notamment lorsqu’il s’agit de produire rapidement une connaissance fine du terrain et des zones littorales.
Applications, limites et points de vigilance
- Zones ciblées : littoral peu profond, rivières, lacs, zones inondées, chenaux étroits, secteurs dangereux pour la navigation.
- Livrables : nuages de points 3D, modèles numériques de terrain (bathy/topo), profils, cartes d’évolution pour le suivi dans le temps.
- Atouts opérationnels : déploiement rapide, accès sans embarcation, acquisition sur des micro-zones et secteurs fragmentés.
- Contraintes : performances conditionnées par la clarté de l’eau, la houle, la présence de végétation aquatique et la réflectance du fond.
- Qualité de mesure : nécessité de calibration, de corrections et de contrôle terrain (référentiels, géoréférencement, validation).